Baruch Spinoza (1632 – 1677) est un philosophe hollandais influencé par la philosophie cartésienne. Le penseur rationaliste est avide de connaissance. Les œuvres de Spinoza entretiennent une relation critique sur des positions traditionnelles des diverses religions : judaïsme, islam et christianisme.

Présentation des œuvres de Spinoza

Irvin Yalom, l’auteur du roman Et Nietzche à pleurer s’attaque à l’histoire de Baruch Spinoza. Dans son livre Le Problème Spinoza, Yalom relate l’histoire du philosophe hollandais excommunié en1656 par la communauté juive d’Amsterdam, la vie de l’écrivain, né en 1632 et mort en 1677.

Dans cet ouvrage autobiographique, on apprend davantage sur l’inventeur d’une éthique de la joie dont l’opinion influença des générations de penseurs. Cette œuvre s’intéresse également à Alfred Rosenberg qui joue un rôle important dans l’extermination des juifs d’Europe.

L’ouvrage relate également la période février 1941 à Amsterdam, l’époque où on confisqua des biens culturels des juifs dans les territoires occupés. La bibliothèque de Baruch Spinoza est ainsi confisquée.

Le Traité théologico-politique ou Traité des autorités théologiques et politiques est l’un des 2 ouvrages que publia Spinoza de son vivant. 3 raisons incitèrent le philosophe hollandais à écrire ce livre : critiquer violemment les préjugés des théologiens qui empêchent les hommes de philosopher. L’auteur se défend de l’accusation d’athéisme qu’on lui reproche et établit la liberté de philosopher.

L’ouvrage de Spinoza explore 2 thèmes : la théologie et la politique. Selon Spinoza, c’est la raison qui désigne les limites du pouvoir des théologiens et des pouvoirs de l’État. Le traité démontre ainsi que la liberté de philosopher est nécessaire à la piété et à la sécurité de l’État.

Dans son ouvrage L’Éthique paru en 1677, les propos de Baruch Spinoza s’accompagnent d’un important appareil critique qui justifie les choix terminologiques.

L’œuvre rédigée en latin en 5 parties entre 1661 et 1675 ne fut publiée qu’à sa mort en 1677. Il s’agit de son livre le plus connu, considéré comme le plus important. L’ouvrage n’est pas rédigé comme un essai, mais comme un traité mathématique. Le plan de l’œuvre s’intéresse à Dieu, la nature et l’origine de l’âme, l’origine et la nature des passions, l’esclavage de l’homme ou la force des passions et enfin la puissance de l’entendement ou de la liberté de l’homme.

Gilles Deleuze (1925 – 1995) est l’auteur des ouvrages Spinoza et le problème de l’expression ainsi que Spinoza, Philosophie pratique. Dans ce second ouvrage, Gilles Deleuze explique que la philosophie théorique du philosophe hollandais est une des tentatives les plus radicales pour faire de l’anthologie pure. Dans son ouvrage, Spinoza, Philosophie pratique, l’auteur démontre qu’il existe une seule substance absolument infinie. Les êtres et tous leurs attributs ne sont en réalité que des manières d’être de cette substance.

Le livre s’interroge sur l’anthologie de l’Éthique et la différence entre la proposition spéculative et proposition pratique qui ont entraîné le scandale du spinoziste.

António Rosa Damásio s’intéresse également au philosophe hollandais dans son livre intitulé Spinoza avait raison : Joie et tristesse, le cerveau des émotions. Dans cet ouvrage, le médecin, professeur de neurologie, neuroscience et psychologie a affirmé que Spinoza s’intéresse aux découvertes de Descartes.

Selon son opinion, Damásio n’hésite pas à contredire les affirmations du philosophe français. En effet, si Descartes a instauré la grande coupure entre le corps et l’esprit, le philosophe hollandais a réuni ces 2 notions. Il a su voir que les émotions entraînent le fondement de la survie et de la culture humaine. Spinoza préfigure le mieux la neurobiologie moderne de l’émotion, du comportement social et le sentiment.

Œuvres, Tome 1 est un livre rassemblant plusieurs œuvres de Baruch Spinoza. En parcourant cet ouvrage, on peut y découvrir l’ouvrage intégral du Traité de la réforme de l’entendement, Court traité, Les Principes de la philosophie de Descartes et Pensées métaphysiques.

Le Traité de la réforme de l’entendement est un écrit inachevé rédigé entre 1665 et 1670. Il s’agit d’un des ouvrages les plus importants de Spinoza. Son objectif est d’expliquer l’évolution de la pensée à travers l’intelligence, la mémoire, la perception et l’expérience. L’ouvrage s’intéresse également aux fondements de la théorie de la connaissance selon le philosophe hollandais.

Œuvres Tome 4 : Traité Politique et Lettres est un livre regroupant des éléments bien distincts. Le premier est son œuvre Traité politique ou Traité de l’autorité politique, la seconde partie est consacrée aux correspondances épistolaires de Spinoza. On peut ainsi lire l’intégralité de la lettre de Spinoza à Oldenburg en 1665 parmi tant d’autres exemples de correspondances.

En ce qui concerne le Traité politique, Spinoza expose sa théorie du droit naturel et du contrat social. L’ouvrage développe des préceptes permettant d’optimiser l’organisation d’un État selon 3 régimes : monarchique, aristocratique ou démocratique. L’ouvrage inachevé s’interrompt à la description du régime démocratique.

Le Traité théologico-politique est un ouvrage qui élabore les concepts et pose les principes qui permettent de préserver la liberté des cultes et l’autonomie individuelle du jugement. Selon les propos du philosophe hollandais Spinoza dans son ouvrage publié anonymement en 1670 : la religion est compatible avec la libre pensée à condition que les convictions ne s’imposent pas aux athées.

Cet ouvrage reprend uniquement la préface jusqu’au chapitre 20 du Traité théologico-politique de Baruch Spinoza. Les chapitres 1 à 15 établissent l’utilité et la nécessité du libre exercice de la raison pour la piété. Quant aux chapitres 16 à 20, il explique l’utilité et la nécessité du libre exercice de la raison pour l’État.