Gottfried Wilhelm Leibniz est un mathématicien, linguiste, théologien, philosophe, juriste, historien, diplomate. Ce pacifiste né en 1646 à Leipzig et mort en 1716 à Hanovre rêve de réunifier les églises catholiques et protestantes ainsi que rapprocher les peuples d’Europe. Leibniz a rédigé 200 000 pages conservées à la bibliothèque d’Hanovre.

Les débuts de Leibniz 1646 à 1671

Gottfried Wilhelm Leibniz est le fils du jurisconsulte Friedrich Leibnütz (1597 – 1652) et de Catherina Schmuck (1621 – 1664). Dès son plus jeune âge à 6 ans, son père meurt en 1652. Durant ses études, il est suivi par son professeur de philosophie morale à l’université de Leipzig. Bien que son professeur lui a appris à lire, Leibniz fut un enfant précoce qui affirme avoir appris seul à lire le latin. À 17 ans, en 1663 Leibniz obtient son baccalauréat en philosophie ancienne, il décida d’étudier à Iéna. Pendant cette période, il a parmi ses professeurs le mathématicien et juriste Erhard Weigel.

Il écrivit plus tard la théorie de la jurisprudence naturelle. Ces traités évoquent l’invention d’une théorie des probabilités en droit. Après avoir poursuivi ses études à l’université de droit de Leibzig, il devint docteur en droit à Nuremberg en 1666. Il écrivit une thèse qui traite de cas juridique embarrassant avant de refuser peu après un poste de professeur. Gottfried Wilhelm Leibniz s’affilie ensuite à une société alchimique qui fut peut-être l’une des branches rattachées à la Rose-Croix. Cet ordre hermétisme chrétien fut mentionné pour la première fois au début du XVIIe siècle en Allemagne. Son existence et celle de son fondateur Christian Rosenkreutz sont sujettes à controverse. Leibniz fut secrétaire de la société alchimique pendant 2 ans. La nature de l’obédience du philosophe allemand est jusqu’à présent fort discutée par les historiens.

En 1669, Leibniz travaille en tant que conseiller à la Chancellerie de l’électorat de Mayence aux côtés du baron Johann Christian von Boyneburg. À cette époque, il résida à Mayence à l’Hôtel de Boyneburg. Le conseiller prépare un projet d’une grande réforme du droit. Il en profita pour travailler sur plusieurs ouvrages relatifs à des thèmes politiques en publiant notamment son livre Modèle de démonstration politique pour l’élection du roi de Pologne. Il rédigea également des ouvrages scientifiques comme les Nouvelles Hypothèses physiques parus en 1671.

Biographie de Gottfried Wilhelm Leibniz de 1672 à sa mort

En 1672, Leibniz fut envoyé en missions diplomatiques à Paris afin de convaincre le roi Louis XIV d’épargner l’Allemagne en portant ses conquêtes vers l’Égypte. Il reste à Paris jusqu’en 1676, durant son long séjour, le philosophe rencontre de grands savants de l’époque comme le philosophe, prêtre oratorien et théologien français Nicolas Malebranche et le mathématicien, astronome, physicien néerlandais Christian Huygens. En se consacrant aux mathématiques, Leibniz laisse à Paris son manuscrit renfermant sa formule sur la quadrature arithmétique du cercle. Il s’occupe également du calcul infinitésimal et conçoit en 1673 une machine à calculer dont le principe inspirera des arithmomètres et curta qui sont des modèles de machines à calculer du XIXe et XXe siècle. Avant de se rendre à Hanovre, il étudie certains écrits d’Isaac Newton à Londres. Les 2 mathématiciens ont posé les bases du calcul intégral différentiel. En passant par La Haye, il fit la rencontre de Baruch Spinoza.

À la mort de son protecteur le baron von Boyneburg en 1676, le duc Jean-Frédéric de Brunswick-Calemberg lui offre le poste de bibliothécaire du Brunswick-Luneburg. Il resta au service de la maison de Hanovre pendant environ 40 ans tout en s’intéressant aux mathématiques, la religion, la physique et la diplomatie. Durant les années 1680 et 1686, Gottfried Wilhelm Leibniz entreprend de nombreux voyages dans le Harz afin de s’occuper de l’exploitation des mines. Il publia en 1684 un article sur les différentiels et en 1686 un article sur les intégrales dans les Acta Eruditorium. Cette même année, Leibniz publia en français ses Discours de métaphysique et commença son ouvrage sur l’Histoire de la maison de Brunswick. Pour rédiger son œuvre, il dut parcourir l’Italie en quête de documentation. En 1700, Leibniz fonde une académie qui ne sera inaugurée à Berlin qu’en 1711. Ses Essais de Théodicée publiés en 1710 sont une synthèse des discussions qu’il a eues avec le philosophe Pierre Bayle. Gottfried Wilhelm Leibniz est considéré comme le plus grand intellectuel d’Europe, pensionné par plusieurs grandes cours notamment Sophie-Charlotte Hanovre. L’écrivain meurt le 14 novembre 1716.

Leibniz un philosophe influençant

Le polymathe Gottfried Wilhelm Leibniz fut influencé par plusieurs philosophes comme Platon, Aristote, Descartes, Bayle ou encore la philosophie chinoise. Ses œuvres ont également influencé d’autres philosophes comme Diderot, Kant, Hegel, Frege, Bonnet, Bergson, Eussell, Deleuze, Rousseau.

En tant que philosophe, Leibniz s’intéresse très tôt à la scolastique et aux syllogistiques. Il a conçu notamment le projet d’une encyclopédie ou bibliothèque universelle. Parmi ses recherches en mathématiques, on lui doit le calcul infinitésimal. Ses œuvres principales sont le Discours de métaphysique, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, Monadologie et Essais de Théodic