Friedrich Wilhelm Nietzsche est un philosophe allemand né le 15 octobre 1844 à Röcken, Prusse et mort le 25 août 1900 à Weimar en Allemagne. Son père et son grand-père ont enseigné la théologie. Nietzsche a perdu sa nationalité, puisqu’en 1869, il devient apatride.

Nietzsche de 1844 à 1869

1844 à 1869 a marqué plusieurs phases du jeune philosophe : de 1844 à 1858, son enfance ; de 1858 à 1864 son éducation au collège et de 1864 à 1869 sa période estudiantine. Depuis son plus jeune âge, Nietzsche a souvent déménagé. De 1844 à 1850, il a passé son enfance à Röcken. Durant cette période, les parents de Nietzsche Karl-Ludwig et Franziska eurent 2 fils Friedrich Wilheim et Ludwig Joseph et une fille Elisabeth Nietzsche. Suite à un accident, le père de Nietzsche meurt un an plus tard le 30 juillet 1849 puis en janvier 1850, c’est le petit frère de Nietzsche qui tomba malade et mourut suite à des attaques de nerfs.

La famille déménage à Namburg de 1850 à 1858. À 9 ans, le jeune prodige apprend à jouer du piano, il compose des fantaisies, des mazurkas, écrit de la poésie. À cette époque, Nietzsche s’intéresse également à l’architecture. En 1854, il créa un théâtre des arts où il joua les tragédies qu’il a créées. À 10 ans le jeune Nietzsche est inscrit au collège de Naumburg. Ses enseignants conseillent sa mère d’envoyer l’enfant précoce à Pforta. Avant de partir, le petit s’interroge déjà sur la nature de Dieu. Au collège de Pforta, Nietzsche y rencontre Gersdorff et Paul Deussen. Cette période a marqué de profonds troubles religieux et philosophiques ainsi que les premiers symptômes violents de sa maladie. En août 1859, il rédige un journal, envisage des plans d’étude en astronomie, géologie, latin, hébreu, sciences militaires et religions. Il a des difficultés à choisir un domaine d’études qui le convient.

En 1864, Nietzsche entra à l’université de Bonn afin d’y étudie la philosophie. Le soutien vigoureux d’un professeur latiniste Friedrich Wilhelm Ritschl lui permit de travailler avec intensité tout en oubliant sa solitude. Il écrit quelques mémoires, ne trouve aucun intérêt des modes matérialistes démocratiques des étudiants de son âge et se sent tourmenté par la recherche de la vérité. En suivant Ritschl à l’université de Leipzig où il resta de 1865 à 1869, il découvre Arthur Schopenhauer. C’est en lisant l’ouvrage du philosophe allemand Schopenhauer intitulé Le Monde comme volonté et comme représentation publié en 1818 qui va constituer sa vocation philosophique.

Nietzsche de 1869 à 1888

24 ans, Nietzsche est nommé professeur de philologie à l’université de Bâle puis professeur honoraire l’année suivante. Il développa durant 10 ans son acuité philosophique au contact de la pensée de l’Antiquité grecque et s’intéresse aux prédilections pour les Présocratiques notamment Héraclite et Empédocle. Il s’intéresse aux débats philosophiques et scientifiques de son époque. En 1869, Nietzsche revoit Richard Wagner. Son ouvrage L’origine de la tragédie qui paraît en 1872 le discrédite comme philologue. Le contenu de l’ouvrage provoque une vive querelle avec Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff. Heureusement, Wagner et Erwin Rohde prennent sa défense en affirmant que le texte représente l’expression de la pensée de Nietzsche.

Vers 1875, le philosophe tombe gravement malade. L’état d’esprit de Nietzsche se dégrade à tel point qu’il commence à être en désaccord avec Wagner. Il rompt définitivement sa relation avec Richard Wagner en 1878. Un an plus tard, sa santé l’oblige à quitter son poste de professeur. Avec sa pension il commence une vie errante en quête d’un climat favorable pour sa santé et sa pensée. En 1879 et 1888, l’écrivain allemand commence une errance en Italie et en France durant laquelle il se rend à Venise, Gênes, Turin, Nice, Sils-Maria…

Nietzsche de 1889 à 1900

1889 à 1900 a marqué la folie de Nietzsche. À cette période, l’effondrement du philosophe a inquiété son ami Franz Overbeck. En lisant des lettres délirantes son ami dut lui venir en aide le 8 janvier à Turin. Il fut amené à Bâle pour être interné dans une clinique d’aliénés. Le penseur reçoit plusieurs visiteurs durant son internat. Après quelques années, il sombre dans un silence quasi complet jusqu’à sa mort le 25 août 1900. La dernière fois que Franz Overbeck revoit Nietzsche, il était dans un état végétatif.

Selon certaines théories, la maladie est due à la syphilis. Cette maladie fut contractée par plusieurs artistes et écrivains célèbres de cette période. Bien que cette explication fût couramment acceptée, il se pourrait qu’il s’agisse d’une légende inventée par le critique Lange-Eichbaum à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon les affirmations d’Otto Binswanger qui s’est occupé de son cas lors de son internement, son patient aurait présenté une démence vasculaire de la maladie de Binswanger qui peut être comparé à la leucoaraiose.