Résumé biographique spinozien

Benedictus de Spinoza , connu sous le nom de Baruch Spinoza est un philosophe né dans une famille dela communauté juive portugaise d’Amsterdam le 24 novembre 1632. Il est scolarisé à l’école de sa communauté où il acquiert la maîtrise de l’hébreu et de la culture rabbinique, consolide ses connaissances en matière des lois juives écrites, des commentaires médiévaux et de la philosophie juive.
C’est un héritier critique incontestable du cartésianisme dont la pensée a influencé considérablement la façon de penser de ses contemporains et de beausoup d’écrivains qui lui ont succédé.

C’est pour ça que d’autres philosophes le considèrent comme :
«Spinoza ou pas de philosophie» d’après Hegel 
– «Prince des philosophes» (Gilles Deleuze)
– Un philosophe athée car il prend ses distances vis-à-vis de toutes pratiques religieuses et il s’oppose aux dogmatismes religieux mettant en exergue la transcendance divine et la révélation surnaturelle de Dieu. Cependant toute sa pensée philosophique et basée sur la proposition d’une religion rationnelle défini par l’existance d’un Dieu unique.
– Le « précurseur » d’après Nietzsche…

Les œuvrages principaux de Spinoza

– En 1660 il écrit le Court traité de Dieu, de l’homme et de la béatitude, qui ne fut découvert que 200 ans après sa mort.
– Entre 1665 et 1670 il écrit le Traité de la réforme de l’entendement qui ne sera publié qu’en en 1677.
– En 1663 il essaye de décrire la philosophie de Descartes  et d’expliquer la métaphysique selon Descartes dans Les Principes de la philosophie de Descartes . La grande majorité des textes qu’on retrouve dans ce livre viennent des cours qu’il donna dans la ville de Voorburg.
– En 1663 Pensées métaphysiques.
– En1670 Traité Théologico-Politique .
– En 1677 l’ Éthique .
– Finalement en 1677 Traité politique .

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bibliographie spinozienne

Citations courtes ou longues extraites de textes écrits par Baruch Spinoza

Voyons donc ce que sont ces mystères contenus dans l’Ecriture, et dont ses interprètes soutiennent qu’ils sont les seuls capable de déceler : nous ne découvrirons que quelques inventions d’Aristote, de Platon ou d’autres penseurs profanes; et encore le premier venu des simples d’esprit aurait-il moins de peine à les forger en rêve, que le plus grand érudit n’en a à les trouver dans l’Ecriture.
Baruch Spinoza – Traité des autorités théologique et politique

Il faut donc bien que vous accordiez qu’une vie sainte n’est pas le privilège de l’Église romaine ; elle peut se rencontrer dans toutes les Églises. Et comme c’est par la sainteté de la vie que nous connaissons, pour parler avec l’apôtre Jean (Épître I, chap. IV, vers. 13), que nous demeurons en Dieu et que Dieu demeure en nous, il s’ensuit que ce qui distingue l’Église romaine de toutes les autres est entièrement superflu, et par conséquent est l’ouvrage de la seule superstition.
Baruch Spinoza – Oeuvres complètes

Je compose actuellement un traité sur la façon dont j’envisage l’Écriture et mes motifs pour l’entreprendre sont les suivants : 1° Les préjugés des théologiens ; je sais en effet que ce sont ces préjugés qui s’opposent surtout à ce que les hommes puissent appliquer leur esprit à la philosophie ; je juge donc utile de montrer à nu ces préjugés et d’en débarrasser les esprits réfléchis. 2° L’opinion qu’a de moi le vulgaire qui ne cesse de m’accuser d’athéisme ; je me vois obligé de la combattre autant que je pourrai. 3° La liberté de philosopher et de dire notre sentiment ; je désire l’établir par tous les moyens : l’autorité excessive et le zèle indiscret des prédicants tendent à la supprimer.
Baruch Spinoza – Oeuvres complètes

Nous sommes agités de bien des façons par les causes extérieures et, pareils aux flots de la mer agités par des vents contraires, nous flottons, inconscients de notre sort et de notre destin.
Baruch Spinoza – L’éthique

Notre âme, en tant qu’elle perçoit les choses d’une façon vraie, est une partie de l’intelligence infinie de Dieu.
Baruch Spinoza – Ethique

La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection.
Baruch Spinoza – Ethique

La connaissance de l’Ecriture doit se tirer de l’Ecriture seule (…)La plus haute autorité appartient à chacun pour interpréter l’Ecriture, il ne doit y avoir d’autres règles d’interprétation que la lumière naturelle commune à tous ; il n’y a pas de lumière supérieure à la nature, il n’y a pas d’autorité extérieure aux hommes.
Baruch Spinoza – Traité politique

La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection.
Baruch Spinoza – Ethique

« quant à l’honneur, il absorbe l’esprit d’une façon bien plus exclusive encore, parce qu’on ne manque jamais de le considérer comme une chose bonne par elle-même, et comme une fin dernière à laquelle se rapportent toutes les actions. En outre l’honneur et la richesse ne sont point suivis de repentir comme le plaisir ; au contraire, plus on possède soit de l’un soit de l’autre, plus la joie qu’on éprouve est accrue, d’où cette conséquence qu’on est de plus en plus excité à les augmenter ; mais si en quelque occasion nous sommes trompés dans notre espoir, alors prend naissance une tristesse extrême. L’honneur enfin est encore un grand empêchement en ce que, pour y parvenir, il faut nécessairement diriger sa vie d’après la manière de voir des hommes, c’està- dire fuir ce qu’ils fuient communément et chercher ce qu’ils cherchent. »
Baruch Spinoza – Traité de la réforme de l’entendement

Il faut donc bien que vous accordiez qu’une vie sainte n’est pas le privilège de l’Église romaine ; elle peut se rencontrer dans toutes les Églises. Et comme c’est par la sainteté de la vie que nous connaissons, pour parler avec l’apôtre Jean (Épître I, chap. IV, vers. 13), que nous demeurons en Dieu et que Dieu demeure en nous, il s’ensuit que ce qui distingue l’Église romaine de toutes les autres est entièrement superflu, et par conséquent est l’ouvrage de la seule superstition.
Baruch Spinoza – Oeuvres complètes